Méthode

Évaluer l'efficacité d'une action corrective : méthode en 5 étapes et modèle de fiche

Après un événement indésirable, l'équipe décide une action, la réalise, puis passe à autre chose. Or une action réalisée n'est pas forcément une action efficace : la HAS demande de vérifier l'efficacité des barrières de sécurité mises en œuvre avant de clore un cas[2], et de se demander si le risque ne s'est pas déplacé[1]. Vous saurez, à la fin de cet article, fixer pour chaque action un indicateur et une échéance, mesurer le résultat, décider de la suite et tracer la clôture, avec une fiche prête à adapter.

Vous êtes un ESSMS ? Le critère 3.13.3 du référentiel d'évaluation demande de mettre en place des actions correctives après l'analyse des événements indésirables. Retrouvez le cadre de l'évaluation, et voyez comment OxcaSanté garde la trace de chaque réponse du responsable.

Comprendre l'évaluation ESSMS

Ce que demandent la HAS et les textes

Le guide de la HAS sur l'analyse des événements indésirables. Dans sa partie « plan d'action et suivi », la HAS indique que, une fois l'action mise en place, son efficacité doit être vérifiée pour en assurer la pérennité. Elle propose deux questions : « comment saurons-nous que l'on a atteint notre objectif d'amélioration ? » et « le risque ne s'est-il pas déplacé ? ». Elle ajoute qu'il faut suivre et réviser les plans d'action, car les risques peuvent se déplacer[1].

Les fiches de la HAS sur la gestion des risques. La fiche 21 (2012) place, parmi les étapes qui suivent l'analyse, la définition des modalités de suivi des résultats et l'évaluation de l'efficacité des barrières de sécurité mises en œuvre[2]. La fiche 30 (2012), un modèle de fiche de retour d'expérience, prévoit une rubrique « suivi des actions menées » et une « clôture du cas » tracée après vérification de l'efficacité des barrières. Ses exemples de suivi sont des audits de dossiers, des audits de pratiques, un programme de formation avec fiche de présence, ou encore une date de livraison[3].

Pour les ESSMS et les établissements de santé. Le référentiel d'évaluation des ESSMS prévoit que les professionnels déclarent et analysent en équipe les événements indésirables et mettent en place des actions correctives (critère 3.13.3)[4]. Pour les établissements de santé, l'article R6111-2 du code de la santé publique prévoit une organisation qui fournit à la CME ou à la conférence médicale les éléments pour proposer un programme d'actions assorti d'indicateurs de suivi[5].

Ce que ces textes ne fixent pas. Parmi les documents consultés, aucun ne donne de délai ni de seuil chiffré pour juger qu'une action est efficace. L'échéance de contrôle, le type d'indicateur et la décision de clôture relèvent donc de votre organisation : les valeurs proposées plus bas sont des appréciations d'OxcaSanté, à adapter.

À retenir. Une action est réalisée quand elle est faite (la procédure est écrite, la formation donnée, l'équipement installé). Elle est efficace quand le problème de départ a reculé et que rien d'autre ne s'est dégradé. Deux contrôles distincts, donc deux lignes dans votre suivi (appréciation OxcaSanté).

Dans une structure de moins de 50 personnes. Pas besoin d'un service qualité pour cette méthode : le directeur, l'IDEC ou le cadre de santé la porte, et un contrôle se résume souvent à une demi-heure de relevé (appréciation OxcaSanté). Qui contrôle, selon la structure : EHPAD, l'IDEC ou le médecin coordonnateur ; IME, le chef de service ; SSIAD, l'infirmier coordonnateur ; cabinet ou maison de santé, un associé ; clinique, le responsable qualité et gestion des risques. Limitez le nombre d'actions : la HAS recommande de ne pas dépasser trois à quatre actions hiérarchisées, au choix consensuel[1], ce qui rend le suivi tenable.

Réalisée n'est pas efficace : le logigramme en un coup d'œil

Ce schéma de synthèse, établi par OxcaSanté à partir des principes de la HAS[1][3], montre les deux contrôles successifs et les trois issues possibles. Il se lit de haut en bas ; les cinq étapes de l'article en détaillent chaque case.

Logigramme : de l'action décidée à la clôture après vérification de l'efficacité Une action corrective est décidée avec un objectif, un indicateur, un état initial, une échéance et un responsable. Première question : l'action est-elle réalisée ? Si non, on relance ou on lève l'obstacle. Si oui, on mesure l'indicateur à l'échéance et on compare à l'état initial. Deuxième question : l'objectif est-il atteint sans déplacement du risque ? Si oui, le cas est clos et l'enseignement tracé. Si l'objectif est atteint en partie, on ajuste l'action et on fixe un nouveau contrôle. Si l'objectif n'est pas atteint, on reprend l'analyse des causes. Action décidéeObjectif, indicateur, état initial, échéance, responsable L'action est-elle réalisée ? Non Lever l'obstacle, relancer,redater (puis reposer la question) Oui À l'échéance : mesurer l'indicateurComparer à l'état initial, regarder les effets annexes L'objectif est-il atteint,sans déplacement du risque ? Oui En partie Non Efficace : cloreTracer la clôture,partager l'enseignement Partiel : ajusterRenforcer l'action,fixer un nouveau contrôle Inefficace : reprendre l'analyseLa cause visée n'était peut-êtrepas la bonne (5 pourquoi, Ishikawa)

Étape 1 : écrire l'objectif mesurable avant d'agir

Action. Au moment où vous décidez une action, et non six mois plus tard, écrivez en une phrase ce qui doit changer, pour quelle cause et selon quelle mesure. La HAS demande que les actions d'amélioration corrigent les causes identifiées, et met en garde contre les actions qui ne sont pas cohérentes avec les facteurs favorisants relevés, ou ajoutées « pour ajouter des actions »[1]. Formulez donc l'objectif en partant de la cause traitée (voir la méthode des 5 pourquoi) et non du seul événement. Distinguez la nature de la barrière visée : la HAS classe les barrières en prévention, récupération et atténuation[1], ce qui détermine ce que vous allez mesurer (moins d'événements, meilleure détection, conséquences moindres).

Qui : le responsable de l'analyse, avec l'équipe concernée.

Livrable : une phrase d'objectif par action, du type « d'ici [date], [résultat attendu] pour [cause traitée] ».

Piège : un objectif qui décrit l'action au lieu du résultat (« rédiger une procédure »). Rédiger est une action réalisée ; le résultat est que la procédure soit appliquée et que l'écart recule (appréciation OxcaSanté).

Étape 2 : choisir l'indicateur et relever l'état initial

Action. Pour chaque objectif, choisissez un indicateur simple que votre équipe peut relever sans outil lourd, et mesurez-le avant l'action : sans état initial, aucune comparaison n'est possible (appréciation OxcaSanté). La fiche 30 de la HAS demande de préciser les actions de suivi associées, avec les exemples d'un audit ou d'un indicateur, d'une information, ou d'une évaluation de formation[3]. Le tableau ci-dessous associe quelques types d'actions à une vérification possible. Les trois premières lignes reprennent les exemples de la fiche 30 ; les suivantes sont des propositions d'OxcaSanté.

Quelle vérification pour quelle action ?
Type d'actionVérification possibleSource
Nouvelle règle ou procédure appliquée au dossierAudit de dossiers : la règle est-elle tracée, sur un échantillon ?Fiche 30 HAS[3]
Changement de geste ou de pratiqueAudit de pratiques : observation de quelques situations réellesFiche 30 HAS[3]
Formation ou sensibilisationProgramme de formation, fiche de présence, évaluation de la formationFiche 30 HAS[3]
Modification de l'organisation ou des équipementsDate de mise en place constatée, puis relevé de l'effet sur l'événement viséFiche 30 HAS (date de livraison)[3] et OxcaSanté
Événement qui se répèteNombre de déclarations du même type sur une période, avant et aprèsOxcaSanté
Détection d'un risque (barrière de récupération)Part des cas repérés avant toute conséquence, relevée sur les déclarationsOxcaSanté

Deux familles d'indicateurs. L'indicateur de mise en œuvre dit si la règle est appliquée (par exemple, la part de dossiers où le contrôle est tracé). L'indicateur de résultat dit si le problème recule (par exemple, le nombre d'événements du même type). Retenez les deux quand c'est possible : le premier se mesure vite, le second demande du temps (appréciation OxcaSanté).

Exemple (fictif). Dans un EHPAD, trois chutes en deux mois ont eu lieu entre 18 h et 19 h, au moment des transmissions. L'analyse retient la cause « aucun professionnel présent en salle pendant la relève ». Action : un temps de présence en salle de vie décalé de 15 minutes. Indicateur de mise en œuvre : le planning prévoit ce temps tous les jours, vérifié sur 10 jours choisis au hasard. Indicateur de résultat : nombre de chutes entre 18 h et 19 h, relevé sur les trois mois suivants, comparé aux trois mois précédents. Pour le détail du dispositif, voir notre guide sur la prévention des chutes.

Qui : le responsable de l'action, avec le référent qualité s'il y en a un.

Livrable : pour chaque action, un indicateur, sa méthode de relevé et sa valeur de départ.

Piège : choisir un indicateur impossible à relever en routine. Si personne ne peut le mesurer en une demi-heure, il ne sera jamais mesuré (appréciation OxcaSanté). Pour classer les événements par poids avant de choisir, voir notre méthode du diagramme de Pareto.

Étape en cours : fixer une règle commune à toute l'équipe. Dans OxcaSanté, vous publiez la fiche de suivi ou la procédure dans la bibliothèque qualité avec une date de validité, un circuit d'approbation par fiche est disponible si vous le souhaitez, et chaque ouverture du document est enregistrée.

Voir la gestion documentaire qualité

Étape 3 : fixer l'échéance et le responsable du contrôle

Action. Datez le contrôle et nommez la personne qui le fait, dès la décision de l'action. La HAS demande de s'assurer de la réalisation effective du plan d'action, en précisant quoi, qui et quand[3]. Prévoyez deux dates (appréciation OxcaSanté) : une date de mise en œuvre (l'action est faite) et une date de contrôle d'efficacité, placée après un temps d'observation suffisant. Une échéance de trois mois après la mise en œuvre est un repère courant pour un événement fréquent ; pour un événement rare, aucun délai court ne permet de conclure, et il faut s'appuyer sur l'indicateur de mise en œuvre et sur la détection des presque-accidents (voir notre article sur les presque-accidents).

Qui : la direction ou le responsable qualité désigne le contrôleur ; l'idéal est que ce ne soit pas la personne qui a mis l'action en œuvre (appréciation OxcaSanté).

Livrable : deux dates et un nom par action, inscrits dans le plan d'actions et à l'ordre du jour d'une réunion qualité.

Piège : ne pas inscrire le contrôle à un agenda. Une date qui ne figure dans aucune réunion ni planning n'est jamais tenue. Pour intégrer les actions à votre programme annuel, voir notre guide du PAQSS.

Étape 4 : mesurer, comparer et décider

Action. À l'échéance, relevez l'indicateur selon la méthode prévue, comparez-le à l'état initial et appliquez la règle de décision du logigramme. Trois issues : efficace (objectif atteint), partielle (le problème recule mais l'objectif n'est pas atteint), inefficace (rien ne change). Le guide de la HAS demande aussi de vérifier que le risque ne s'est pas déplacé[1] : regardez ce qui a bougé ailleurs (retard sur une autre tâche, nouvel écart dans un service voisin, surcharge d'un horaire). En cas d'inefficacité, la HAS invite à s'interroger sur l'efficacité des barrières existantes avant d'en définir de nouvelles[1] : reprenez l'analyse, la cause visée n'était peut-être pas la bonne.

Règle de décision à l'échéance (trame OxcaSanté)
ConstatDécisionSuite
Objectif atteint, rien ne s'est dégradé ailleursEfficaceClore, tracer, partager l'enseignement (étape 5)
Recul du problème, objectif non atteintPartielleRenforcer l'action, fixer un nouveau contrôle (+3 mois, par exemple)
Aucun changement, ou règle non appliquéeInefficaceChercher pourquoi la règle n'est pas appliquée, puis reprendre l'analyse des causes
Objectif atteint mais un autre écart apparaîtRisque déplacéOuvrir une nouvelle analyse sur l'écart apparu, avant de clore

Comment vous aider des données. Si vos déclarations sont saisies dans un outil, comparez deux périodes de même durée, avant et après la mise en œuvre, sur le même type d'événement. Dans OxcaSanté, le tableau de bord statistique des déclarations se règle sur une période choisie (selon la date de survenue de l'événement) et répartit les déclarations par type, lieu, secteur d'activité et service, ce qui permet cette comparaison. Il indique aussi le nombre de déclarations clôturées comme résolues ou non résolues.

Attention. Une baisse du nombre de déclarations ne prouve pas l'efficacité d'une action : elle peut aussi traduire un relâchement du signalement (appréciation OxcaSanté). Rapprochez toujours le chiffre du terrain (observation, échange avec l'équipe) et, si l'effectif est petit, ne concluez pas sur deux ou trois cas. Dans une petite structure, un événement qui ne se reproduit pas pendant trois mois peut simplement être rare.

Qui : le contrôleur désigné à l'étape 3, qui présente le résultat en réunion qualité ou en réunion d'équipe.

Livrable : la mesure datée, sa comparaison à l'état initial, et la décision (efficace, partielle, inefficace, risque déplacé).

Piège : conclure à l'efficacité sur la seule absence d'événement. Sans état initial ni période de comparaison, vous ne savez pas si l'action ou le hasard a joué (appréciation OxcaSanté).

Étape en cours : comparer deux périodes et garder la trace de la décision. Dans OxcaSanté, une déclaration comporte un champ pour les actions correctives proposées et un champ pour la réponse du responsable (selon la configuration de votre instance), la clôture indique si l'événement est résolu, et chaque modification est enregistrée dans l'historique.

Voir comment une déclaration est traitée

Étape 5 : tracer la clôture et en tirer l'enseignement

Action. Quand l'action est jugée efficace, tracez la clôture : la fiche 30 de la HAS prévoit une date de clôture et la validation du responsable de la revue, et rappelle l'intérêt de garder la mémoire de la finalité des barrières, notamment dans les équipes instables où les acquis se perdent[3]. Communiquez ensuite : la HAS demande de restituer les résultats de façon anonyme et collective[2] et de communiquer sur les actions mises en place et le suivi de leurs effets, ce qui favorise l'adhésion des professionnels[1]. Enfin, le bilan annuel est l'endroit naturel pour compter les actions efficaces, partielles et inefficaces (voir notre trame de bilan annuel).

Fiche de suivi d'efficacité d'une action (trame OxcaSanté, à adapter)

Événement et cause traitée : [référence de la déclaration] · [cause retenue à l'analyse]

Action : [description] · type de barrière : [prévention, récupération, atténuation] · responsable : [nom, fonction]

Objectif mesurable : d'ici [date], [résultat attendu]

Indicateur de mise en œuvre : [définition, méthode de relevé] · valeur de départ : [valeur, date]

Indicateur de résultat : [définition, période de comparaison] · valeur de départ : [valeur, période]

Dates : action réalisée le [date] · contrôle d'efficacité prévu le [date] · contrôleur : [nom, fonction]

Résultat du contrôle : mesure [valeur, date] · effets annexes ou risque déplacé : [oui/non, lequel]

Décision : ☐ efficace, clôture  ☐ partielle, ajuster et recontrôler le [date]  ☐ inefficace, reprendre l'analyse

Clôture : date [date] · validation : [responsable] · enseignement partagé en [réunion, date] · mots-clés : [type d'événement, cause]

Où le conserver dans OxcaSanté. La clôture d'une déclaration exige que la réponse du responsable soit renseignée, puis la verrouille. Si votre contrôle d'efficacité a lieu des mois après la clôture, notez dans la réponse du responsable l'indicateur et la date de contrôle prévus, puis tenez la fiche de suivi ci-dessus dans votre plan d'actions ou dans le compte rendu de l'instance qualité (appréciation OxcaSanté : OxcaSanté ne prévoit pas de rappel automatique d'échéance de contrôle).

Qui : le responsable de la revue valide la clôture ; le responsable qualité ou la direction partage l'enseignement.

Livrable : la fiche de suivi complétée et validée, et une trace du partage (compte rendu, point en réunion d'équipe).

Piège : clore sans garder la raison d'être de l'action. Un an plus tard, une équipe renouvelée peut supprimer une barrière dont elle ignore l'utilité[3].

Checklist récapitulative

Checklist

  • ✓ Pas plus de trois à quatre actions hiérarchisées par analyse
  • ✓ Objectif écrit en termes de résultat, rattaché à la cause traitée
  • ✓ Type de barrière identifié (prévention, récupération, atténuation)
  • ✓ Indicateur de mise en œuvre et indicateur de résultat définis
  • ✓ Valeur de départ relevée avant l'action
  • ✓ Deux dates fixées : mise en œuvre et contrôle d'efficacité
  • ✓ Contrôleur nommé, de préférence distinct du responsable de l'action
  • ✓ Contrôle inscrit à l'ordre du jour d'une réunion ou à un planning
  • ✓ Mesure comparée à l'état initial, sur des périodes de même durée
  • ✓ Recherche d'un risque déplacé ou d'un effet annexe
  • ✓ Décision prise : efficace, partielle ou inefficace, avec la suite associée
  • ✓ Clôture datée, validée, avec la raison d'être de l'action conservée
  • ✓ Résultat restitué à l'équipe de façon anonyme et collective, repris au bilan annuel

Voir le suivi des actions sur un cas concret ?

En 20 minutes, nous vous montrons sur un exemple une déclaration d'événement indésirable, de la saisie à la clôture, avec les actions correctives, la réponse du responsable, l'historique et les statistiques par période. Vous repartez avec une vision concrète de votre propre suivi.

Voir OxcaSanté en 20 minutes

Questions fréquentes

Comment mesurer l'efficacité d'une action corrective ?

En comparant un indicateur avant et après l'action, à une échéance fixée dès la décision. La HAS demande de vérifier l'efficacité de l'action une fois mise en place[1] et cite comme moyens de suivi un audit de dossiers ou de pratiques, un indicateur, ou l'évaluation d'une formation[3]. Voir les étapes 2 à 4.

Au bout de combien de temps vérifier une action corrective ?

Aucun texte consulté ne fixe de délai. Appréciation OxcaSanté : trois mois après la mise en œuvre est un repère courant pour un événement fréquent. Pour un événement rare, ce délai ne suffit pas à conclure : appuyez-vous sur l'indicateur de mise en œuvre (la règle est-elle appliquée ?) et sur le suivi des presque-accidents.

Que faire quand l'action n'est pas efficace ?

Se demander d'abord si la règle est réellement appliquée, puis si la cause visée était la bonne. La HAS invite à s'interroger sur l'efficacité des barrières existantes avant d'en définir de nouvelles[1]. Reprenez l'analyse des causes avec l'équipe, puis fixez une nouvelle action et un nouveau contrôle.

Quelle différence entre une action réalisée et une action efficace ?

Une action réalisée est faite (procédure écrite, formation donnée, équipement installé). Une action efficace a fait reculer le problème de départ sans créer un autre écart. La HAS demande de vérifier l'efficacité des barrières mises en œuvre avant de clore un cas[2][3], ce qui suppose deux contrôles distincts.

Le suivi de l'efficacité est-il obligatoire ?

Pour les ESSMS, le référentiel HAS demande de mettre en place des actions correctives après analyse des événements indésirables (critère 3.13.3)[4] ; le libellé du critère ne mentionne pas explicitement la vérification de leur efficacité. Pour les établissements de santé, l'article R6111-2 du code de la santé publique prévoit un programme d'actions assorti d'indicateurs de suivi[5]. La vérification d'efficacité est, elle, recommandée par la HAS dans ses guides[1][2].

Articles connexes

Sources

Cet article s'appuie sur les documents officiels cités en sources ; les éléments présentés comme appréciations d'OxcaSanté (échéances, familles d'indicateurs, tableau de vérification hors exemples de la HAS, règle de décision, schéma, fiche de suivi et exemple d'événement) n'émanent ni du législateur ni de la HAS. Les fiches 21 et 30 de la HAS datent de 2012. L'exemple d'événement est fictif. Ces éléments ne remplacent pas la lecture des textes.