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Gale en EHPAD : la conduite à tenir en 6 étapes, du premier cas au signalement à l'ARS

Deux résidents se grattent la nuit, une aide-soignante a des démangeaisons aux poignets, et personne ne sait encore si l'on parle de gale, d'eczéma ou d'allergie à la lessive. Pendant que l'on hésite, la gale se transmet surtout par contact cutané prolongé, notamment lors des soins de nursing[1]. Sans procédure écrite, chaque équipe improvise le traitement, le linge et l'alerte.

Cet article déroule en 6 étapes ce que l'établissement peut organiser : repérer, confirmer, signaler à l'ARS, traiter les cas et les contacts en même temps, gérer le linge et les locaux, puis suivre et clôturer. À la fin, vous saurez écrire la procédure, dire qui fait quoi et savoir quand appeler l'ARS. Le choix du traitement reste une décision médicale : ni cet article ni un logiciel ne le remplacent.

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L'essentiel en 6 lignes

  1. Soignant et infirmier : démangeaisons nocturnes et lésions caractéristiques, alertez le médecin sans attendre un résultat.
  2. Médecin : confirmez, qualifiez la forme (commune ou hyperkératosique) et n'écartez pas la gale sur un seul prélèvement.
  3. Direction : dès que les cas sont groupés, signalez à l'ARS, sans délai.
  4. Médecin et infirmier coordonnateur : traitez cas et contacts en même temps, résidents et personnel.
  5. Équipes de soins et d'entretien : linge lavé à 60 °C, literie, nettoyage simple, gants et surblouse pour le linge.
  6. Direction et médecin coordonnateur : surveillez jusqu'à 6 semaines, puis clôturez avec un retour d'expérience.

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Le cadre : ce que disent le HCSP, le code et les ARS

Le texte de référence sur la conduite à tenir est un avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) du 9 novembre 2012[1]. Il date, et des fiches d'ARS plus récentes le reprennent en le complétant[3][4]. Côté obligations, la gale n'est pas une maladie à déclaration obligatoire, mais l'ARS Centre-Val de Loire demande que tous les cas groupés en collectivité lui soient signalés[3]. Pour un établissement médico-social, le code de la santé publique (CSP) prévoit en outre la déclaration sans délai de certaines infections associées aux soins, dont celles qui surviennent sous forme de cas groupés[2].

Sigles : HCSP, Haut Conseil de la santé publique ; ARS, agence régionale de santé ; CSP, code de la santé publique ; ESMS, établissements et services sociaux et médico-sociaux ; IAS, infection associée aux soins ; MDO, maladie à déclaration obligatoire ; AMM, autorisation de mise sur le marché.

Tableau 1, les repères officiels et leur étape (10 lignes, à déplier)
Les repères du HCSP, du code de la santé publique et des ARS sur la gale en collectivité, avec leur source et l'étape correspondante
Ce que disent les sourcesSourceÉtape
La gale n'est pas une MDO, mais tous les cas groupés de gale en collectivité doivent être signalés à l'ARSARS Centre-Val de Loire[3]3
Dans un ESMS, le représentant légal déclare sans délai au directeur général de l'ARS toute IAS survenant sous forme de cas groupés (ou inattendue, ou ayant provoqué un décès)CSP R1413-79[2]3
La déclaration indique la nature de l'infection, les dates, les investigations et les premières mesures, sans nom ni adresse des patients ; elle est complétée par l'analyse des causes et un plan d'actions correctricesCSP R1413-80[2]3, 6
Le représentant légal organise le recueil et la transmission des déclarations ; le professionnel qui informe sans délai le représentant légal est réputé avoir déclaréCSP R1413-81[2]1, 3
Diagnostic clinique sur trois éléments (contage ou cas dans l'entourage, prurit à recrudescence nocturne, lésions caractéristiques) ; confirmation par prélèvement systématique en cas de gale profuse ou hyperkératosique et en cas d'épidémie en collectivité ; au moins trois prélèvements avant de rendre un résultat négatifHCSP 2012[1]2
En institution, le traitement concerne tous les sujets d'un même service, patients et personnels, atteints et contacts, de façon simultanée ; il est renouvelé au huitième jourHCSP 2012[1]4
Les contacts sont répartis en trois cercles, du contact cutané prolongé aux visiteurs occasionnelsHCSP 2012[1]4
Linge : lavage en machine à 60 °C, ou acaricide à défaut ; linge utilisé depuis moins de 72 heures (gale commune) ou 10 jours (gale profuse ou hyperkératosique) ; 12 heures avant de réutiliser une literie traitée à l'acaricideHCSP 2012[1]5
Locaux : nettoyage simple toujours ; pulvérisation d'acaricide non nécessaire pour la plupart des gales communes, indispensable en gale croûteuseHCSP 2012[1]5
Incubation de 1 à 6 semaines (3 en moyenne) ; la gale se transmet surtout par contact cutané prolongéARS Centre-Val de Loire[3]6

Synthèse d'OxcaSanté à partir de l'avis du HCSP (lu dans son intégralité), du CSP (version consolidée en données ouvertes, édition du 17 octobre 2026) et de deux pages d'ARS. Nous n'avons trouvé aucun texte qui qualifie expressément la gale d'infection associée aux soins en EHPAD : l'avis du HCSP rattache les épisodes survenus dans les établissements de santé au signalement des infections nosocomiales[1], et les ARS demandent le signalement des cas groupés en collectivité. Dans le doute, signalez.

Les fiches régionales ne disent pas tout à fait la même chose. Le HCSP renouvelle le traitement au huitième jour[1] ; l'ARS Occitanie évoque une seconde prise entre J10 et J14[4] ; la durée d'éviction diffère aussi (48 heures après un traitement oral, ou 3 jours, selon les pages). Votre procédure doit donc renvoyer à la prescription du médecin et au protocole de votre CPias ou de votre ARS, et non recopier une durée au hasard.

Petite structure ? Sans service qualité, désignez une personne référente (infirmier coordonnateur, cadre de santé ou médecin coordonnateur) et tenez la procédure sur deux pages : qui alerte, qui prescrit, qui signale, comment on traite le linge, quand on clôture (proposition d'OxcaSanté). Six étapes courtes valent mieux qu'un classeur que personne n'ouvre.

Étape 1 : repérer et alerter

Dans les formes communes, le HCSP décrit un diagnostic clinique fondé sur trois éléments : la recherche d'un contage ou de cas dans l'entourage, des démangeaisons à recrudescence nocturne et des localisations caractéristiques des lésions de la peau[1]. Ajoutez-y un réflexe d'équipe : le soignant qui se gratte lui aussi est un signal, pas une coïncidence. Dans une revue de neuf épidémies en milieu de soins, le taux d'attaque moyen chez les soignants a été de 34,6 %[1].

Côté organisation, le CSP demande au représentant légal d'organiser le recueil des déclarations d'infections associées aux soins, et considère qu'un professionnel qui informe sans délai le représentant légal a satisfait à son obligation[2]. Proposition d'OxcaSanté : une consigne simple, « démangeaisons nocturnes ou lésions suspectes, je préviens l'infirmier de service et je le note, le jour même ».

Qui

Le soignant qui observe, l'infirmier de service qui relaie, le médecin traitant ou coordonnateur.

Livrable

Une fiche d'alerte interne datée (résident ou agent, service, chambre, premiers signes) et une liste des personnes concernées qui s'enrichira (cas, date d'apparition, service).

Piège à éviter

Attendre un résultat de laboratoire pour alerter. L'examen parasitologique direct manque de sensibilité dans la gale commune (46 % selon le HCSP)[1] : un doute clinique suffit à prévenir le médecin.

Étape 2 : confirmer le diagnostic et qualifier la forme

Le HCSP recommande une confirmation par prélèvement parasitologique systématique en cas de gale hyperkératosique ou profuse, et en cas d'épidémie en collectivité[1]. Les techniques microscopiques dépendent de l'opérateur et du moment du prélèvement : au moins trois prélèvements par patient doivent être réalisés avant de rendre un résultat négatif[1]. La dermoscopie, entre des mains entraînées, est un excellent outil diagnostique[1].

La forme compte, parce qu'elle change tout le reste : la gale hyperkératosique, ou croûteuse, est bien plus contagieuse (le HCSP estime que le R0 peut probablement monter jusqu'à 10 dans les collectivités de personnes fragilisées) et sa prise en charge relève d'un milieu spécialisé avec isolement contact strict[1]. Le médecin note la forme dans le dossier : elle détermine le périmètre des contacts et le traitement du linge (étapes 4 et 5).

Qui

Le médecin (traitant, coordonnateur ou dermatologue), l'infirmier qui réalise ou organise les prélèvements.

Livrable

Un compte rendu daté du diagnostic (clinique, dermoscopie ou prélèvements) qui nomme la forme, commune ou hyperkératosique, et la mention des résidents prélevés.

Piège à éviter

Conclure à l'absence de gale sur un seul prélèvement négatif, puis lever les mesures. Trois prélèvements au minimum avant un résultat négatif, selon le HCSP[1].

Étape 3 : signaler à l'ARS les cas groupés

Ni le HCSP ni les pages d'ARS lues ne donnent un seuil unique de « cas groupés » pour la gale. L'ARS Occitanie parle d'épidémie en collectivité à partir de « plus de 2 cas » dans un passage et d'« au moins 2 cas » pour prévenir le médecin traitant dans un autre[4]. Proposition d'OxcaSanté : deux cas liés dans un même service ou un même établissement, ou le moindre doute, déclenchent l'appel à l'ARS, qui vous orientera. Un signalement inutile coûte un coup de téléphone ; un signalement tardif coûte des semaines d'épidémie.

Le CSP impose, pour les infections associées aux soins sous forme de cas groupés survenant dans un ESMS, une déclaration sans délai au directeur général de l'ARS[2]. Elle indique la nature de l'infection, les dates, les investigations faites et les premières mesures prises, sans le nom des patients ni des professionnels[2]. Elle est ensuite complétée par l'analyse des causes et un plan d'actions[2] (étape 6). Les modalités pratiques du portail national de signalement sont détaillées dans notre article sur la procédure de signalement d'une épidémie en EHPAD, et la logique générale dans celui sur le signalement d'une infection associée aux soins.

Qui

La direction (représentant légal), sur information immédiate de l'infirmier coordonnateur ou du médecin coordonnateur.

Livrable

Une déclaration à l'ARS avec la date et l'heure d'envoi, la copie conservée avec la liste des cas, et le nom de l'interlocuteur de l'ARS joint.

Piège à éviter

Se dire « on traite d'abord, on signalera ensuite ». Le texte demande la déclaration sans délai, et elle comporte les premières mesures prises : elle n'attend pas la fin de l'épisode.

Étape 4 : traiter cas et contacts en même temps

Pour une épidémie en institution, le HCSP recommande que le traitement concerne tous les sujets d'un même service, patients et personnels, atteints et contacts, par une distribution large et simultanée, renouvelée au huitième jour[1]. L'ARS Occitanie en donne la raison pratique : traiter ensemble les cas et les contacts évite les réinfestations[4]. La décision, le produit, la voie d'administration et le calendrier relèvent du médecin prescripteur ; la seconde prise est d'ailleurs hors AMM selon le HCSP[1]. Ce que l'établissement organise, c'est la logistique et la preuve.

Le tableau 2 plus bas reprend les trois cercles de contacts du HCSP, avec des exemples d'EHPAD proposés par OxcaSanté. Pensez aux personnes qui ne figurent pas sur le planning de l'EHPAD : intérimaires, kinésithérapeutes ou infirmiers libéraux, bénévoles réguliers. Les agents suspects ou atteints relèvent de la médecine du travail, qui est à associer dès le départ[3].

Qui

Le médecin prescrit ; l'infirmier coordonnateur planifie et trace ; la direction informe le personnel et la médecine du travail.

Livrable

Un tableau de traitement simultané (nom, service, prescription, date et heure de la prise, date prévue de la seconde prise), complété pour les résidents comme pour le personnel.

Piège à éviter

Traiter service par service, ou oublier le personnel de nuit, les intérimaires et les intervenants extérieurs. Un contact non traité redevient une source, et l'épisode repart.

Étape 5 : gérer le linge, la literie et les locaux

Le HCSP simplifie le traitement du linge : un lavage en machine à 60 °C suffit à le décontaminer ; à défaut, un acaricide permet de le désinfecter dans un délai court. Le linge à traiter est celui utilisé depuis moins de 72 heures en cas de gale commune, et depuis moins de 10 jours en cas de gale profuse ou hyperkératosique ; une literie traitée à l'acaricide n'est pas réutilisée avant 12 heures[1]. Les précautions « contact » pour manipuler le linge en collectivité comptent surtout pour la gale hyperkératosique[1], et les fiches d'ARS lues demandent gants et surblouse[3][4].

Pour les locaux, le HCSP demande un nettoyage simple (aspirateur, lavage) des locaux et du mobilier, toujours ; la pulvérisation d'acaricide n'apparaît pas nécessaire pour la plupart des gales communes et devient indispensable en gale croûteuse[1]. L'ARS Occitanie précise un point d'hygiène que l'on oublie : la solution hydroalcoolique n'est pas efficace contre la gale, le lavage des mains se fait au savon[4]. Pour la méthode générale du circuit du linge, voir notre article sur la méthode RABC.

Qui

Les équipes de soins (retrait du linge), le service du linge ou de l'entretien, l'infirmier coordonnateur qui contrôle.

Livrable

Une consigne d'une page affichée en lingerie et dans les services (linge, literie, sacs, gants et surblouse, lavage des mains au savon), avec la date et la version.

Piège à éviter

Pulvériser un acaricide partout « par précaution », ou à l'inverse négliger le linge de la gale hyperkératosique. Le HCSP distingue nettement les deux situations.

Étape 6 : suivre, informer et clôturer

Ne clôturez pas le jour de la seconde prise. Selon l'ARS Centre-Val de Loire, l'incubation de la gale va de 1 à 6 semaines, 3 semaines en moyenne[3] : un nouveau cas peut apparaître bien après le traitement. Proposition d'OxcaSanté : tenir la liste des cas ouverte pendant toute cette période, avec un point hebdomadaire entre l'infirmier coordonnateur et le médecin coordonnateur, et ne clôturer qu'en l'absence de nouveau cas.

La clôture comprend deux livrables. D'abord l'analyse des causes et le plan d'actions correctrices que le CSP demande de joindre à la déclaration d'infection associée aux soins[2] : délai entre premiers signes et premier avis médical, circuit du linge, intervenants extérieurs. Ensuite un retour d'expérience en équipe, dans l'esprit d'un CREX, dans une logique de confiance telle que décrite dans notre charte de non-punition. Informez aussi les résidents, leurs proches et les représentants du personnel : c'est une bonne pratique que nous proposons, nous n'avons pas relevé de texte qui l'impose pour la gale.

Qui

Le médecin coordonnateur et l'infirmier coordonnateur pour le suivi ; la direction pour l'information et la clôture.

Livrable

Une note de clôture datée (nombre de cas, dates, mesures, absence de nouveau cas après la période de surveillance), l'analyse des causes et le plan d'actions suivi jusqu'à sa réalisation.

Piège à éviter

Clôturer à J8 en pensant l'épisode terminé. Les démangeaisons peuvent persister après un traitement efficace ; ce qui compte, c'est l'apparition de nouveaux cas.

La frise des délais et le tableau des cercles de contacts

La frise place sur une seule page les délais cités par les sources, autour du jour du traitement. Elle n'est pas à l'échelle et se garde dans le classeur de crise. Seul le signalement sans délai découle du code[2] ; les durées de linge, de literie et de renouvellement viennent du HCSP[1], l'incubation de l'ARS[3].

Frise des délais d'un épisode de gale en EHPAD Frise non à l'échelle en cinq repères. Avant le jour du traitement : le linge utilisé depuis moins de 72 heures en cas de gale commune, ou 10 jours en cas de gale profuse, est à traiter, et les cas groupés sont signalés à l'ARS sans délai. Jour 0 : traitement simultané des cas et des contacts, linge lavé à 60 degrés. Douze heures plus tard : une literie traitée à l'acaricide peut être réutilisée. Jour 8 : renouvellement du traitement selon l'avis du HCSP, sur prescription. Jusqu'à 6 semaines : surveillance, car l'incubation va de 1 à 6 semaines, puis clôture. SIGNALEMENT À L'ARS Sans délai dès que les cas sont groupés (CSP R1413-79) AVANT LE JOUR 0 JOUR 0 JOUR 0 + 12 H JOUR 8 JUSQU'À 6 SEMAINES Linge à traiter Utilisé depuis moins de 72 h (gale commune) ou de 10 jours (gale profuse) Traitement simultané Cas et contacts, résidents et personnel, sur prescription. Linge lavé à 60 °C Literie Une literie traitée à l'acaricide n'est pas réutilisée avant 12 h Renouvellement Au huitième jour, selon l'avis du HCSP, à faire prescrire par le médecin Surveillance Incubation de 1 à 6 semaines : un nouveau cas peut apparaître. Puis clôture et RETEX EN CONTINU Liste des cas tenue à jour, gants et surblouse pour le linge

Schéma pédagogique proposé par OxcaSanté, non à l'échelle. Délais de linge, de literie et de renouvellement : HCSP 2012[1] ; incubation : ARS Centre-Val de Loire[3] ; signalement sans délai : CSP R1413-79[2]. Le médecin prescripteur fixe le calendrier réel du traitement, et le renouvellement à J8 est celui de l'avis du HCSP, d'autres fiches régionales proposant d'autres dates.

Tableau 2, les trois cercles de contacts du HCSP[1], avec des exemples d'EHPAD proposés par OxcaSanté. En institution, rappelons que l'avis recommande de traiter tous les sujets d'un même service. La liste définitive des personnes à traiter est arrêtée par le médecin.

Les trois cercles de contacts autour d'un cas de gale, définition du HCSP, exemples en EHPAD, et personnes à traiter selon la forme de la gale
Cercle (HCSP)Exemples en EHPAD (proposition)Gale communeGale hyperkératosique
1er cercle : contact cutané prolongé (soins de nursing, entourage proche)Soignants qui font la toilette, résident de chambre double, proches qui font les soins de confortTraités, même sans symptômeTraités
2e cercle : vit ou travaille dans la même collectivitéAutres résidents et personnel du service, intérimaires, intervenants libéraux, bénévoles réguliersSelon la décision du médecin (en institution, le HCSP vise tous les sujets du service)Traités
3e cercle : visiteurs occasionnels, entourage des personnes qui fréquentent régulièrement la collectivitéVisiteurs, familles des soignants et des résidentsNon prévu par l'avisTraités le cas échéant

Source des définitions de cercles et des conduites à tenir : HCSP 2012[1]. Les exemples d'EHPAD sont des propositions d'OxcaSanté. Ce tableau n'est pas une prescription.

Checklist gale (à imprimer et adapter)

Imprimez ce tableau, complétez-le dès le premier cas suspect, puis classez-le avec la liste des cas et la déclaration : il montre que la conduite à tenir est organisée, pas seulement connue.

Checklist de la conduite à tenir devant un épisode de gale en EHPAD
Point à vérifierFaitDateRemarque
Alerte interne faite le jour même (infirmier de service, médecin), liste des cas ouverte☐__ / __ 
Contage et cas dans l'entourage recherchés, y compris chez les soignants et les intervenants extérieurs☐__ / __ 
Médecin prévenu ; forme de la gale qualifiée (commune ou hyperkératosique) et notée au dossier☐__ / __ 
Prélèvements parasitologiques réalisés si gale profuse, hyperkératosique ou épidémie, et au moins trois avant un résultat négatif☐__ / __ 
Déclaration à l'ARS envoyée sans délai si cas groupés (ou doute), avec date, heure et interlocuteur☐__ / __ 
Médecine du travail informée pour les agents concernés☐__ / __ 
Prescription du médecin obtenue pour tous les cas et contacts, résidents et personnel☐__ / __ 
Traitement réalisé en même temps pour tout le service, planning et traçabilité par personne☐__ / __ 
Date de la seconde prise fixée par le médecin et planifiée☐__ / __ 
Linge lavé à 60 °C (ou acaricide), linge de moins de 72 h (ou 10 jours si gale profuse) traité☐__ / __ 
Literie traitée à l'acaricide non réutilisée avant 12 heures☐__ / __ 
Consigne d'une page affichée : gants et surblouse pour le linge, lavage des mains au savon☐__ / __ 
Nettoyage simple des locaux fait, pulvérisation d'acaricide décidée par le médecin ou l'ARS si gale croûteuse☐__ / __ 
Résidents, proches et personnel informés, message préparé avec la direction☐__ / __ 
Surveillance jusqu'à 6 semaines, point hebdomadaire daté☐__ / __ 
Note de clôture, analyse des causes et plan d'actions suivi jusqu'à sa réalisation☐__ / __ 

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Parlons de votre situation : en une démonstration, vous voyez OxcaSanté avec vos propres cas : une consigne à faire approuver, une version qui expire, un épisode à déclarer et à suivre dans le temps.

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Questions fréquentes

La gale est-elle une maladie à déclaration obligatoire ?

Non. L'ARS Centre-Val de Loire précise qu'elle n'est pas à déclaration obligatoire, mais que tous les cas groupés de gale en collectivité doivent lui être signalés. Pour un ESMS, le code de la santé publique prévoit en outre la déclaration sans délai à l'ARS des infections associées aux soins sous forme de cas groupés (article R1413-79). Dans le doute, appelez l'ARS.[3][2]

À partir de combien de cas faut-il signaler la gale à l'ARS ?

Aucun seuil unique n'apparaît dans l'avis du HCSP ni dans les pages d'ARS lues. L'ARS Occitanie parle d'épidémie à partir de plus de 2 cas, et d'au moins 2 cas pour prévenir le médecin traitant. Nous proposons de signaler dès deux cas liés dans un même service, ou au moindre doute, et de laisser l'ARS vous orienter.[4]

Faut-il traiter tous les résidents d'un EHPAD en cas de gale ?

En cas d'épidémie en institution, le HCSP recommande de traiter tous les sujets d'un même service, patients et personnels, atteints et contacts, de façon simultanée, avec un renouvellement au huitième jour. Le périmètre exact et le traitement sont arrêtés par le médecin prescripteur, avec l'appui de l'ARS ou du CPias.[1]

Comment laver le linge d'un résident atteint de gale ?

Selon le HCSP, un lavage en machine à 60 °C décontamine le linge, et un acaricide peut le remplacer si le linge ne supporte pas cette température. Le linge concerné est celui utilisé depuis moins de 72 heures (gale commune) ou 10 jours (gale profuse ou hyperkératosique). Une literie traitée à l'acaricide attend 12 heures avant réutilisation.[1]

Le gel hydroalcoolique suffit-il contre la gale ?

Non, selon l'ARS Occitanie : la solution hydroalcoolique n'est pas efficace contre la gale et le lavage des mains se fait au savon. Les fiches d'ARS lues demandent aussi des gants et une surblouse pour manipuler le linge.[4][3]

Combien de temps faut-il surveiller après le traitement ?

L'incubation de la gale va de 1 à 6 semaines, 3 semaines en moyenne selon l'ARS Centre-Val de Loire, et de 1 à 3 jours en cas de réinfestation. Nous proposons de garder la liste des cas ouverte pendant toute cette période et de ne clôturer qu'en l'absence de nouveau cas.[3]

Articles connexes

Sources

Les étapes, les délais d'organisation, la liste des cas, les exemples de contacts, la frise, le tableau 2 et la checklist sont des propositions d'OxcaSanté élaborées à partir de ces sources, pas des textes réglementaires. L'avis du HCSP et les pages d'ARS sont des recommandations ; l'article du code a été lu dans sa version consolidée en données ouvertes, à recouper sur Légifrance. Les doses, le choix du produit et la durée d'éviction relèvent du médecin ; la gale en milieu hospitalier, scolaire ou à domicile n'est pas détaillée. Cet article ne constitue pas un avis juridique ni médical : en cas de doute, rapprochez-vous de votre médecin coordonnateur, de votre CPias ou de votre ARS.