Décryptage · Événements indésirables
Fin de vie : 7 événements graves sur 10 évitables ou probablement évitables, que dit la HAS ?
Accompagner une fin de vie est un travail d'équipe, et cet article n'est pas un reproche. En septembre 2026, la HAS a analysé 385 événements indésirables graves survenus chez des patients en fin de vie. À la fin de cet article, vous saurez d'où vient le chiffre de 71 % d'événements jugés évitables ou probablement évitables, ce qu'il mesure vraiment, quelles causes ressortent et quels six axes la HAS recommande [1][2][3].
Vos événements indésirables sont-ils déclarés, traités et tracés au même endroit ? Voyez comment OxcaSanté organise la déclaration, le traitement par un responsable et l'historique.
Réserver ma démo7 événements graves sur 10 évitables ou probablement évitables
La HAS a publié le 16 septembre 2026 une analyse des événements indésirables graves associés aux soins (EIGS) survenus chez des patients en fin de vie. Sur 385 événements analysés, 272, soit 71 %, ont été jugés « évitables ou probablement évitables » [1][2][3].
Ce jugement est celui des personnes qui ont déclaré l'événement, pas une expertise indépendante [3]. C'est pourquoi le titre de ce carrousel le dit d'emblée : « selon les déclarants ».
Un travail d'équipe, et ce chiffre n'est pas un reproche
Accompagner une fin de vie est un travail d'équipe, souvent exigeant. L'analyse de la HAS cherche à comprendre les circonstances de survenue pour en tirer des enseignements, pas à désigner des responsables [1].
Elle porte sur tous les lieux de soins confondus. Parmi les 385 événements, 46 relèvent du secteur médico-social, dont 44 en EHPAD, soit environ 11 % du total [3]. Le 71 % concerne l'ensemble des 385 cas, pas les seuls EHPAD.
Ce que vous allez comprendre
D'où vient le chiffre ?
La HAS a recherché les déclarations reçues entre le 1er mars 2017 et le 10 septembre 2025. D'après la presse professionnelle qui reprend le rapport, 1 898 déclarations ont été repérées par mots-clés, puis 385 retenues après lecture intégrale [2][3]. La page de la HAS confirme les 385 EIGS et la période [1].
Sur ces 385 événements, 272 ont été jugés « évitables ou probablement évitables » par les déclarants, soit 70,6 % arrondis à 71 % [2][3]. Pour mémoire, les EIGS sont ceux dont les conséquences sont le décès, la mise en jeu du pronostic vital ou un déficit fonctionnel permanent probable [2].
La HAS rappelle que la sous-déclaration des EIGS reste importante et que la base nationale n'a pas de valeur épidémiologique ou statistique généralisable [1][3]. Ces chiffres décrivent des circonstances de survenue, pas un taux national.
Première cause citée : l'organisation
Parmi les causes immédiates, l'organisation de la prise en charge arrive en tête avec 32 % des événements, devant les erreurs médicamenteuses (28 %) et les problèmes de matériel (25 %) [2][3]. Ces trois catégories ne couvrent pas toutes les causes : la presse professionnelle indique que des causes immédiates sont identifiées dans 88 % des événements [2].
La HAS souligne la prédominance de causes organisationnelles évitables [4]. Parmi les causes plus profondes, la presse rapporte notamment l'environnement de travail (58 %, avec charge de travail et effectifs cités) et les facteurs liés aux professionnels (66 %) [2][3].
81 surdosages parmi 109 erreurs médicamenteuses
Les erreurs médicamenteuses concernent 109 événements, dont 81 surdosages. Les médicaments en cause sont surtout des sédatifs et des antalgiques, dont le midazolam et plusieurs opioïdes [2][3].
Les erreurs de préparation, de calcul, de dilution ou de concentration sont fréquentes, et les problèmes de matériel concernent surtout les dispositifs d'administration comme les pompes et les pousse-seringues électriques [2][3].
Précision : OxcaSanté est un outil de suivi. La déclaration d'événement indésirable permet de saisir un événement, de le soumettre à un responsable puis de le clôturer, avec un historique des actions. Il ne remplace ni l'analyse des causes en équipe, ni le dossier de soins, ni la déclaration d'un EIGS au portail national, et ne garantit aucune conformité.
Voir la déclaration d'événements indésirables en démoLes 6 axes de la HAS
La HAS formule six recommandations : formaliser, partager et mettre en œuvre le plan personnalisé de soins et d'accompagnement ; consolider le pilotage et la coordination des parcours de fin de vie ; réévaluer régulièrement les situations ; sécuriser l'utilisation des médicaments à risque ; mieux évaluer et prévenir le risque suicidaire en fin de vie ; développer les compétences et renforcer l'encadrement du personnel non permanent ou nouvellement arrivé [1][3][4].
Pour les médicaments à risque, la presse rapporte des pistes concrètes : double vérification des calculs et de la programmation des pompes, standardisation des préparations, outils d'aide au calcul, limitation des interruptions et formation régulière [2][3]. Le rapport ne fixe ni ratio d'encadrement, ni seuil d'effectif, ni enveloppe financière [3].
3 questions à poser à votre équipe
Ces trois questions sont nos pistes de travail, pas des recommandations de la HAS. Elles s'inspirent des axes ci-dessus et se posent en réunion d'équipe, sans outil.
Le plan de soins est-il écrit et connu de tous ? C'est l'axe n° 1 de la HAS : un plan formalisé et partagé évite que chaque intervenant le reconstitue de son côté. Qui double-vérifie doses et pompes ? Nommez la personne et le moment, avant la prise de poste de nuit comme en journée.
Un remplaçant trouve-t-il vos protocoles ? Le sixième axe vise le personnel non permanent ou nouvellement arrivé, et la presse relève des procédures absentes, obsolètes, mal diffusées ou non appliquées [3]. Cette dernière source est non officielle : la question reste une piste, pas un constat sur votre structure.
À retenir
- 1. 71 % des événements ont été jugés évitables ou probablement évitables, selon les déclarants. Ce n'est pas un taux national.
- 2. Médicaments à risque : calcul, programmation des pompes et double contrôle.
- 3. Plan de soins partagé, remplaçants accompagnés.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un EIGS ?
Un événement indésirable grave associé aux soins. Ses conséquences sont le décès, la mise en jeu du pronostic vital ou un déficit fonctionnel permanent probable [2]. Sa déclaration passe par le portail national, qu'OxcaSanté ne remplace pas.
Que signifie « 71 % évitables ou probablement évitables » ?
Sur 385 événements analysés, 272 ont été jugés évitables ou probablement évitables par les personnes qui les ont déclarés [2][3]. C'est une appréciation des déclarants, pas une mesure objective, et la base nationale n'a pas de valeur épidémiologique ou statistique généralisable [1][3].
Ce chiffre concerne-t-il les EHPAD ?
Il porte sur tous les lieux de soins confondus. Parmi les 385 événements, 46 relèvent du secteur médico-social, dont 44 en EHPAD [3]. Le 71 % ne doit donc pas être lu comme un chiffre propre aux EHPAD.
Quelles recommandations la HAS formule-t-elle ?
Six axes : plan personnalisé de soins et d'accompagnement partagé, coordination du parcours, réévaluation régulière, sécurisation des médicaments à risque, évaluation et prévention du risque suicidaire, compétences et encadrement du personnel non permanent ou nouvellement arrivé [1][3][4].
OxcaSanté aide-t-il sur ce sujet ?
OxcaSanté permet de saisir une déclaration d'événement indésirable, de la soumettre à un responsable puis de la clôturer, avec un historique des actions. La bibliothèque qualité permet de publier vos protocoles comme documents, avec un circuit de validation et une date de validité. L'outil aide à organiser et à tracer, il ne remplace ni l'analyse des causes, ni le dossier de soins, ni la déclaration d'un EIGS, et ne garantit aucune conformité.
Déclarer simplement, c'est la première étape pour apprendre
La HAS signale une sous-déclaration importante. Une démo de 20 minutes suffit pour voir comment OxcaSanté suit chaque déclaration, de la saisie à la clôture.
Voir une déclaration de A à Z en démoArticles connexes
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Sources
- [1] HAS · Analyse des déclarations d'EIGS survenus chez des patients en fin de vie, page de présentation, 16 septembre 2026. Extrait indexé consulté le 14 octobre 2026 (385 EIGS, déclarations reçues de mars 2017 à septembre 2025, six recommandations, sous-déclaration). La page n'a pas pu être ouverte en entier depuis notre poste de travail (confiance : source officielle, lecture partielle)
- [2] Vidal (dépêche APMnews) · Fin de vie : 7 événements indésirables sur 10 jugés évitables ou probablement évitables (HAS), 18 septembre 2026 (confiance : non officielle, moyenne à bonne, dépêche d'agence qui reprend le rapport, chiffres concordants avec la source suivante)
- [3] Caducée.net · EIGS en EHPAD et fin de vie : la HAS documente des failles de sécurité récurrentes, septembre 2026 (confiance : non officielle, moyenne à bonne, média professionnel qui reprend les chiffres du rapport)
- [4] Santé Mentale · Des recommandations pour limiter les EIGS survenues chez des patients en fin de vie, 17 septembre 2026 (confiance : non officielle, moyenne, reprise des six axes de la HAS)
Note méthodologique : le site de la HAS n'était pas joignable en intégralité depuis notre poste de travail le 14 octobre 2026. Seuls le nombre d'EIGS (385), la période, les six recommandations et la réserve sur la sous-déclaration reposent sur un extrait de la page officielle de la HAS. Les autres chiffres (1 898 déclarations repérées, 272 événements évitables ou probablement évitables, causes à 32 %, 28 % et 25 %, 109 erreurs médicamenteuses dont 81 surdosages, 44 cas en EHPAD) proviennent de la presse professionnelle, qui cite le rapport avec des valeurs concordantes entre sources ; ils sont à recouper avec le rapport de la HAS avant tout usage officiel. Les pourcentages sont calculés par la HAS sur les déclarations reçues, sans valeur statistique généralisable. Les trois questions du carrousel sont des pistes de travail d'OxcaSanté, pas des recommandations de la HAS. Cet article ne constitue ni un conseil médical ni un avis juridique. Les fonctionnalités OxcaSanté décrites correspondent à l'existant du produit à la date de publication.
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