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Violence envers les soignants : ce que révèle le rapport ONVS 2025

20 961 signalements de violence en établissement de santé en 2024, en hausse de 6,7 % sur un an. C'est ce que documente le rapport 2025 de l'Observatoire national des violences en santé (ONVS/DGOS), qui porte sur les données 2023-2024. Cet article existe d'abord sous la forme d'un carrousel visuel, pensé pour être lu en 60 secondes : nous l'avons repris slide par slide ci-dessous, chacune complétée par l'analyse détaillée, les nuances et les sources qu'un format carrousel ne peut pas porter.

En bref

  • 20 961 signalements de violence en 2024, contre 19 640 en 2023, soit +6,7 %.
  • 8 499 violences physiques signalées (+10 % en un an), la progression la plus marquée du rapport.
  • Infirmiers et aides-soignants sont les professions les plus exposées ; 75 % des victimes sont des femmes.
  • Le premier motif de violence n'est pas la pathologie : c'est le refus ou la contestation par le patient, le résident ou l'accompagnant (5 776 cas en 2024).
  • En 2026, l'ONVS évolue vers le dispositif PIRAMIG, recentré sur la prévention.

Cet article suit exactement la structure de notre carrousel LinkedIn sur le sujet : chaque section reprend une slide, image comprise, puis la développe. Vous pouvez le parcourir comme le carrousel original, ou vous arrêter sur l'analyse et les sources à chaque étape.

1. Un signalement toutes les 25 minutes, en moyenne

Slide 1 du carrousel OxcaSanté : toutes les 25 minutes, un soignant est agressé en France, d'après le rapport ONVS/DGOS 2025

Ce chiffre n'est pas une donnée officielle brute : c'est une mise en perspective calculée par OxcaSanté à partir des 20 961 signalements 2024 du rapport ONVS/DGOS, répartis sur 365 jours et 24 heures. Il ne mesure donc pas un rythme réel constaté heure par heure, mais donne une image de l'ampleur du phénomène sur l'année. Le chiffre officiel, lui, est sans ambiguïté : près de 21 000 signalements pour la seule année 2024.

2. Les chiffres 2024

Slide 2 du carrousel : 20 961 signalements en 2024, +6,7 % vs 2023 ; 8 499 violences physiques, +10 % ; 556 établissements ont signalé, +17,5 % de déclarants

Le rapport 2025 de l'ONVS est le premier à exploiter le nouveau questionnaire de signalement mis en place en janvier 2023, ce qui rend la comparaison 2023-2024 particulièrement fiable. Les signalements sont passés de 19 640 en 2023 à 20 961 en 2024, portés par 556 établissements et professionnels libéraux déclarants (+17,5 % de déclarants sur un an). Dans le détail, les atteintes aux personnes progressent de 17 265 à 18 822 cas, tandis que les atteintes aux biens reculent légèrement, de 2 751 à 2 414. La violence physique concentre la hausse la plus nette : 8 499 cas en 2024, contre 7 734 en 2023, soit +10 % en un an.

Source : Observatoire national des violences en santé (ONVS), rapport 2025, données 2023-2024, Direction générale de l'offre de soins (DGOS).

3. Qui est vraiment touché

Slide 3 du carrousel : 75 % des victimes sont des femmes ; infirmiers et aides-soignants les plus exposés ; la psychiatrie, première spécialité concernée

Le rapport confirme une tendance stable sur les deux années étudiées : les infirmiers et les aides-soignants restent les deux professions les plus exposées aux signalements de violence, et environ 75 % des victimes sont des femmes, une proportion qui recoupe la structure démographique de ces métiers largement féminisés. La psychiatrie demeure la première spécialité concernée en volume de signalements, mais elle est loin d'être la seule : les urgences et les services de médecine-chirurgie figurent aussi parmi les services les plus fréquemment cités.

Source : Observatoire national des violences en santé (ONVS), rapport 2025, données 2023-2024.

4. Le vrai déclencheur, souvent mal identifié

Slide 4 du carrousel : le premier motif de violence n'est pas la maladie, c'est le refus ou la contestation, 5 776 cas en 2024

C'est le point le plus contre-intuitif du rapport : le motif de violence le plus fréquemment signalé n'est pas une pathologie, mais le refus ou la contestation par le patient, le résident ou l'accompagnant, avec 5 776 cas en 2024 (5 348 en 2023). Le fait que la psychiatrie soit la première spécialité concernée en volume de signalements (voir section précédente) ne doit donc pas être lu comme une preuve que la maladie psychiatrique serait la cause principale des violences : le motif dominant à l'échelle du secteur reste lié à l'attente, à l'incompréhension du parcours de soins et au désaccord avec une décision médicale, des facteurs qui touchent tous les services, pas uniquement la psychiatrie. C'est ce qui permet de reformuler le sujet : la violence envers les soignants est d'abord un enjeu d'organisation et de prévention à objectiver, pas une fatalité individuelle attribuable à un profil de patient.

Source : Observatoire national des violences en santé (ONVS), rapport 2025, données 2023-2024.

5. 2026, le tournant : de l'ONVS à PIRAMIG

Slide 5 du carrousel : en 2026, l'ONVS devient PIRAMIG, moins de saisie administrative, plus de prévention

À partir de 2026, l'ONVS évolue progressivement vers un dispositif renommé PIRAMIG, davantage centré sur les organisations et les moyens de prévention mis en œuvre par les établissements, avec l'objectif affiché de réduire la charge administrative de saisie. Un second outil, dédié au signalement des situations individuelles, doit être déployé en parallèle. Pour les équipes qualité, ce tournant fait écho à un principe déjà présent dans la certification HAS : la sécurité des équipes est un critère qualité à part entière, pas un sujet périphérique à la démarche qualité de l'établissement.

6. Objectiver pour prévenir : 3 leviers concrets

Slide 6 du carrousel : 3 leviers pour objectiver et prévenir, déclarer systématiquement, qualifier chaque événement, analyser pour agir avant

Que l'ONVS devienne PIRAMIG ou non, la mécanique reste la même pour un établissement qui veut réellement faire reculer ces chiffres : il faut d'abord les connaître.

1

Déclarer systématiquement, sans friction

Un événement de violence, même verbale, doit pouvoir être signalé aussi facilement qu'un incident de soin, sans procédure lourde à retenir par cœur.

2

Qualifier chaque événement

Lieu, secteur, moment, gravité, conséquences pour la victime : c'est cette granularité qui permet de repérer les zones et créneaux réellement à risque, plutôt que de subir une impression générale.

3

Analyser pour agir avant

Une fois les événements qualifiés, l'enjeu est d'identifier les schémas récurrents pour agir en amont (organisation, information des usagers, présence humaine) plutôt que de seulement réagir après coup.

Ce n'est pas d'abord un problème d'outil : c'est un problème de méthode. Mais un outil aide à l'appliquer dans la durée. Dans OxcaSanté, le module Déclarations permet de qualifier un événement de violence comme n'importe quel événement indésirable (type d'événement, lieu, secteur d'activité, conséquences pour le professionnel et pour le patient, tableau de signalement immédiat), avec des statistiques dédiées pour visualiser les zones et moments à risque, et une cartographie des risques a priori pour anticiper plutôt que de seulement constater.

Vos équipes savent-elles précisément où et quand ce type d'événement survient dans votre établissement ?

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7. En résumé

Slide 7 du carrousel : objectivez, analysez, prévenez, utilisé aujourd'hui par des équipes qualité en établissements de santé et ESSMS

Un signalement toutes les 25 minutes en moyenne sur l'année, un motif principal qui n'est pas celui qu'on croit, et un cadre national qui change en 2026 : la violence envers les professionnels de santé n'est ni une fatalité, ni un sujet à traiter au cas par cas. Les équipes qualité qui l'objectivent, la qualifient et l'analysent sont celles qui peuvent réellement agir en prévention, plutôt que de découvrir l'ampleur du phénomène au moment d'un bilan annuel.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'ONVS et que couvre son rapport 2025 ?

L'Observatoire national des violences en santé (ONVS) est une structure de la direction générale de l'offre de soins (DGOS). Depuis 2005, il collecte les signalements de violences déclarés volontairement par les établissements de santé, les services à domicile et, depuis 2020, les professionnels libéraux. Son rapport 2025 porte sur les données 2023-2024 et constitue le premier rapport exploitant le nouveau questionnaire de signalement mis en place en janvier 2023.

Pourquoi le refus ou la contestation est-il le principal facteur de violence, plutôt que la pathologie psychiatrique ?

Le rapport montre que le motif le plus fréquemment cité est le refus ou la contestation par le patient, le résident ou l'accompagnant (5 776 cas en 2024), avant la pathologie elle-même. La psychiatrie reste la première spécialité concernée en volume de signalements, mais cela ne signifie pas que la maladie psychiatrique est la cause principale des violences à l'échelle du secteur : l'attente, l'incompréhension du parcours de soins et le stress sont des facteurs documentés dans de nombreux services, pas seulement en psychiatrie.

Qu'est-ce que le dispositif PIRAMIG qui doit remplacer l'ONVS en 2026 ?

À partir de 2026, l'ONVS évolue progressivement vers PIRAMIG, un dispositif plus centré sur les organisations et les moyens de prévention mis en œuvre par les établissements, avec pour objectif annoncé de réduire la charge administrative de saisie. Un second outil dédié au signalement des situations individuelles doit être déployé en parallèle.

Comment déclarer un événement de violence envers un professionnel dans son établissement ?

Une violence envers un professionnel de santé est un événement indésirable à part entière : elle doit être déclarée via le circuit interne de signalement de l'établissement, avec une qualification précise (lieu, secteur, moment, gravité, conséquences pour la victime). Cette déclaration interne est complémentaire du signalement à l'ONVS/PIRAMIG, piloté au niveau national.

Sources

Les chiffres cités dans cet article sont issus du rapport officiel ONVS/DGOS 2025 et recoupés auprès de plusieurs sources professionnelles indépendantes listées ci-dessus. Le seul chiffre extrapolé par OxcaSanté est le repère « toutes les 25 minutes » (slide 1), calculé à partir du total annuel de signalements 2024 et explicitement présenté comme tel.

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