Actualité · Événements indésirables
Votre grille d'analyse des causes a une catégorie de plus : ALARM passe à 8 catégories selon la HAS
Vous analysez vos événements indésirables avec la grille ALARM, ou vous comptez le faire ? La HAS a actualisé cette grille : elle compte désormais 8 catégories au lieu de 7, avec une nouvelle catégorie consacrée aux systèmes d'information et à la technologie. Cet article reprend le carrousel LinkedIn slide par slide : ce qui change, les 8 catégories, des exemples tirés du guide de la HAS et la nuance sur le formulaire national de déclaration des EIGS. [1][2][3]
Une analyse des causes utile se consigne et se suit. Voyez comment OxcaSanté enregistre vos déclarations d'événements indésirables, de la déclaration à la clôture.
Découvrir OxcaSanté en démoVotre grille d'analyse des causes a une catégorie de plus
Si vous analysez vos événements indésirables avec la grille ALARM, ce titre vous concerne : la HAS a actualisé cette grille, qui passe de 7 à 8 catégories. [2][3]
La HAS a publié son guide « L'analyse des évènements indésirables associés aux soins (EIAS) : mode d'emploi » en septembre 2021 et l'a mis à jour en mars 2026. Il s'applique aux secteurs sanitaire, médico-social et de ville. [1][3]
Précision utile : la HAS indique qu'il n'existe pas d'outil « officiel » pour l'analyse approfondie des causes, tout en notant que, d'après la littérature, la grille ALARM est la plus utilisée dans le domaine de la santé. [3]
Près d'une déclaration d'EIGS sur deux : une analyse jugée insuffisante
Selon les bilans annuels de la HAS, environ une déclaration d'événement indésirable grave associé aux soins (EIGS) sur deux présente une qualité d'analyse insuffisante. La partie la moins bien traitée est l'analyse approfondie des causes profondes. [1]
Le bilan annuel 2021 donnait un chiffre précis : 49 % des déclarations avec une qualité d'analyse insuffisante, et la moitié des analyses approfondies reçues restaient difficilement exploitables. [4]
Limite à garder en tête : ces chiffres portent sur les déclarations reçues par la HAS, pas sur ce qui se passe dans votre établissement, et le chiffre précis cité ici date du bilan 2021. La démarche d'analyse décrite par la HAS vaut pour tous les événements indésirables associés aux soins, pas seulement les plus graves. [1][4]
De 7 à 8 catégories
La HAS a actualisé la grille ALARM après l'évolution du protocole de Londres en 2024. La version présentée dans son guide décrit 8 catégories de causes profondes, appelées aussi facteurs contributifs, détaillées chacune en sous-catégories. [2][3]
L'ancienne version, datée de 2010, comptait 7 facteurs contributifs [3]. Le changement principal est l'ajout d'une huitième catégorie. [2]
La nouvelle catégorie : systèmes d'information et technologie
Cette catégorie couvre le matériel et les logiciels (y compris leur conception et leur maintenance), le contenu clinique et l'aide à la décision (dont l'intelligence artificielle), l'interface homme-machine, l'ergonomie, l'utilisation dans le flux du travail quotidien et la protection des données. [3]
La HAS rappelle que ces systèmes améliorent généralement la sécurité, mais peuvent aussi introduire de nouveaux risques : pannes de matériel ou de logiciel, mauvaise gestion du contenu clinique, violation de la protection des données. [3]
Ces causes figuraient auparavant dans plusieurs autres catégories. Les isoler doit, selon la HAS, permettre de mieux les identifier et de les analyser de façon ciblée. [2]
Les 8 catégories de la grille
Voici les 8 catégories de la grille ALARM, dans l'ordre du guide de la HAS :
- Patient
- Professionnel
- Équipe
- Tâches à accomplir
- Environnement de travail
- Systèmes d'information et technologie (nouvelle catégorie)
- Organisation et culture
- Contexte institutionnel
Le guide les intitule « facteurs liés au patient », « facteurs organisationnels et culturels », etc. [3] La page de présentation de la grille sur le site de la HAS cite les mêmes 8 catégories, mais place « tâches à accomplir » avant « professionnel » et « équipe » [2]. C'est pourquoi la slide précise « sans ordre de priorité » : ne vous fiez pas à la numérotation, mais à la liste.
Ce que la HAS range dans cette catégorie
Le guide donne des exemples concrets de causes profondes à rattacher à cette catégorie. En voici quelques-uns, repris du guide :
- des bugs informatiques ;
- un dossier patient informatisé incomplet ou inaccessible, ou l'absence de dossier patient informatisé (dossier papier) ;
- l'absence d'équipement de secours, de solution dégradée ou de dépannage d'urgence en cas de panne d'un équipement critique ;
- un défaut de formation des professionnels à l'utilisation du matériel informatique et des logiciels ;
- un défaut d'ergonomie ou d'interopérabilité entre systèmes.
Notre lecture : pour un EHPAD ou une petite structure, une panne, un logiciel mal maîtrisé ou un dossier difficile d'accès peut faire partie des causes d'un événement.
Ne cherchez pas qui, cherchez pourquoi
La HAS distingue deux types de causes. La cause immédiate répond à « comment cela est-il arrivé ? » : c'est la cause apparente, souvent une erreur humaine, recherchée sans jugement sur les personnes impliquées. La cause profonde répond à « pourquoi est-ce arrivé ? » : liée à des facteurs organisationnels ou techniques, elle n'est identifiée que par une analyse approfondie, avec les professionnels impliqués. [3]
La grille ALARM sert à deux moments : d'aide mnémotechnique pendant l'analyse, puis de façon de classer les causes profondes une fois l'analyse faite. [3]
Notre lecture : c'est précisément la partie que la HAS juge la moins bien traitée dans les déclarations d'EIGS. Une grille de plus n'y change rien si l'équipe s'arrête à la cause immédiate.
Consigner l’analyse des causes et les actions correctives dans la déclaration, puis les suivre jusqu’à la clôture : voyez comment OxcaSanté structure ce suivi.
Voir le suivi des actions en démoAttention : le formulaire national d'EIGS reste, pour l'instant, sur 7 catégories
C'est une nuance importante. Dans une note de son guide, la HAS précise que la version 2010 de la grille ALARM, composée de 7 facteurs contributifs, est « pour l'instant » utilisée dans le formulaire de déclaration des EIGS (volet 2), dans le cadre du dispositif national réglementaire. [3]
Pour aider les professionnels à renseigner ce volet 2, la HAS a élaboré un tableau de correspondance entre les versions 2010 et 2026 de la grille. [2]
Ce constat date du guide de mars 2026 et de la page HAS que nous avons relue le 5 novembre 2026 : avant de déclarer sur le portail, vérifiez la version du formulaire qui vous est proposée. [2][3]
À retenir
À retenir
- La grille ALARM compte désormais 8 catégories, dont une nouvelle sur les systèmes d'information et la technologie.
- Cherchez les causes profondes, pas un coupable.
- Pour le formulaire d'EIGS, appuyez-vous sur le tableau de correspondance de la HAS.
Questions fréquentes
Combien de catégories compte la grille ALARM aujourd'hui ?
La HAS décrit 8 catégories de causes profondes : patient, professionnel, équipe, tâches à accomplir, environnement de travail, systèmes d'information et technologie, organisation et culture, contexte institutionnel. La version de 2010 en comptait 7. [2][3]
Quelle est la nouvelle catégorie de la grille ALARM ?
Les systèmes d'information et la technologie : matériel et logiciels, contenu clinique et aide à la décision (dont l'intelligence artificielle), interface homme-machine, ergonomie, dossier patient informatisé et protection des données. Ces causes figuraient auparavant dans plusieurs autres catégories. [2][3]
La grille ALARM est-elle obligatoire pour analyser un événement indésirable ?
Non. La HAS indique qu'il n'existe pas d'outil « officiel » pour l'analyse approfondie des causes : les méthodes reposent sur les mêmes fondements, l'analyse approfondie des causes. Elle note toutefois que la grille ALARM est la plus utilisée dans le domaine de la santé. [3]
Quelle version de la grille utiliser pour le formulaire de déclaration des EIGS ?
Selon le guide HAS de mars 2026, la version 2010 à 7 facteurs est pour l'instant utilisée dans le volet 2 du formulaire de déclaration des EIGS. La HAS a élaboré un tableau de correspondance entre les versions 2010 et 2026 pour aider à le remplir. Vérifiez la version proposée par le portail au moment de déclarer. [2][3]
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Découvrir OxcaSanté en démoArticles connexes
- Analyse systémique d'un EIG : guide pas à pas
- 5 pourquoi en santé : analyser les causes d'un EI
- EIGS en EHPAD : pourquoi près de 17 % des déclarations sont inexploitables selon la HAS
Sources
- [1] Haute Autorité de santé (HAS) · Page « L'analyse des évènements indésirables associés aux soins (EIAS) : mode d'emploi » (mise en ligne le 16 avril 2026, mise à jour le 21 mai 2026) (lue le 5 novembre 2026) · confiance : source officielle. Fournit le constat d'environ une déclaration d'EIGS sur deux à l'analyse insuffisante selon les bilans annuels, le champ d'application (sanitaire, médico-social, ville) et la mise à jour du guide après le protocole de Londres 2024
- [2] Haute Autorité de santé (HAS) · Page « Grille ALARM » (mise à jour le 22 septembre 2026) (lue le 5 novembre 2026) · confiance : source officielle. Fournit la liste des 8 catégories, l'ajout de la catégorie systèmes d'information et technologie et le tableau de correspondance 2010 / 2026
- [3] Haute Autorité de santé (HAS) · Guide « L'analyse des évènements indésirables associés aux soins (EIAS) : mode d'emploi » (septembre 2021, mis à jour en mars 2026) (lue le 5 novembre 2026) · confiance : source officielle. Pages citées : 13 et 14 (causes immédiates et profondes, 8 catégories, note 4 sur le formulaire d'EIGS), 28 et 29 (questions fréquentes), 35 à 44 (grille ALARM commentée, catégorie 6)
- [4] Haute Autorité de santé (HAS) · Page « Évènements indésirables graves associés à des soins (EIGS) : bilan annuel 2021 » (lue le 5 novembre 2026) · confiance : source officielle. Fournit le chiffre de 49 % de déclarations à la qualité d'analyse insuffisante (bilan 2021)
Note méthodologique : les quatre sources sont des publications officielles de la HAS, lues le 5 novembre 2026. Le chiffre « près d'une déclaration sur deux » reprend la formulation de la HAS (« environ une déclaration sur deux ») ; le chiffre précis de 49 % date du bilan 2021 et concerne les déclarations reçues par la HAS, pas l'ensemble des établissements. Les deux documents de la HAS ne listent pas les 8 catégories dans le même ordre : nous suivons l'ordre du guide. Les passages « Notre lecture » sont notre avis, pas un texte de la HAS. Cet article ne remplace pas la lecture du guide ni l'avis de votre ARS.
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