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Canicule 2026 : le 2e bilan officiel déplace le risque vers d'autres régions
Après la canicule de juin, beaucoup d'établissements ont pu se croire relativement épargnés pour le reste de l'été si leur région n'avait pas été la plus touchée. Le 2e bilan officiel de Santé publique France, publié le 19 août 2026, montre que ce raisonnement ne tient pas : la région la plus frappée par la 2e vague de canicule n'est pas celle de la 1re. Cet article existe d'abord sous la forme d'un carrousel visuel, pensé pour être lu en une minute : nous l'avons repris slide par slide ci-dessous, chacune complétée par l'analyse détaillée et les sources qu'un format carrousel ne peut pas porter.
En bref
- La 2e canicule de l'été (3-22 juillet) a causé au moins 1 243 décès en excès (+9,2 %), contre 5 764 pour la 1re (17 juin-2 juillet).
- La région la plus touchée a changé entre les 2 vagues : Île-de-France (1re vague) puis Pays de la Loire (2e vague).
- La part des décès survenus en EHPAD parmi les décès recensés progresse de 16 % à 18,5 % entre les 2 vagues.
- Additionnés, les 2 bilans déjà publiés totalisent au moins 7 007 décès en excès.
- Santé publique France le précise elle-même : le bilan définitif de l'été n'existe pas encore.
Cet article suit exactement la structure de notre carrousel LinkedIn sur le sujet : chaque section reprend une slide, image comprise, puis la développe.
Votre procédure plan bleu a-t-elle été réactivée et tracée pour chacune des vagues de cet été, pas seulement la première ?
Réserver une démo1. Votre région épargnée en juin ? Pas en juillet.
C'est le point que ce 2e bilan met en évidence : le fait qu'une région ait été relativement épargnée lors de la 1re canicule de l'été ne dit rien de ce qui l'attend lors de la suivante. Un raisonnement simple, mais qui va à l'encontre du réflexe naturel de considérer la 1re alerte comme représentative de toute la saison.
2. Le constat : beaucoup d'EHPAD se sont crus épargnés
Après la canicule exceptionnelle de juin 2026, la plus intense depuis 2003 selon Météo-France, les établissements des régions les moins touchées ont pu légitimement penser que leur vigilance pouvait retomber pour le reste de l'été. Le 2e bilan officiel, publié un mois plus tard, invite à revoir ce raisonnement.
3. Ce que cet article détaille
La suite de cet article détaille, dans l'ordre : les chiffres officiels des 2 bilans de mortalité de l'été 2026, le classement des régions les plus touchées lors de chaque vague et son inversion, l'évolution de la part des décès survenus en EHPAD, et ce que Santé publique France dit elle-même de l'état d'avancement du bilan estival. Toutes les sources officielles sont listées en fin d'article.
4. Bilan n°1 : 5 764 décès en excès (17 juin-2 juillet)
Pour la période du 17 juin au 2 juillet 2026, Santé publique France estime à au moins 5 764 le nombre de décès toutes causes en excès (+36,2 %), sur la base de 21 674 décès observés contre 15 910 décès attendus, dans les 92 départements concernés par l'épisode. C'est l'excès de mortalité le plus élevé observé pendant une canicule depuis 2003, sans toutefois en atteindre les niveaux. La région la plus touchée est l'Île-de-France, avec 1 999 décès en excès (+81,2 %).
Source : Santé publique France, bulletin du 22 juillet 2026 (officiel), lu intégralement le 10 septembre 2026.
5. Bilan n°2 : 1 243 décès en excès (3-22 juillet)
Pour la période du 3 au 22 juillet 2026, qui a succédé sans interruption à la précédente, Santé publique France estime à au moins 1 243 le nombre de décès toutes causes en excès (+9,2 %), sur la base de 14 713 décès observés contre 13 470 décès attendus, dans les 78 départements concernés. Une intensité plus faible que la 1re vague, mais un épisode que Météo-France qualifie d'exceptionnel par sa durée et son étendue géographique, juillet 2026 étant le mois le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900. Cette fois, la région la plus touchée est les Pays de la Loire, avec 236 décès en excès (+21,4 %).
Source : Santé publique France, bulletin du 19 août 2026 (officiel), lu intégralement le 10 septembre 2026.
Votre établissement pourrait-il prouver, région par région et vague par vague, la date de chaque action plan bleu réellement mise en œuvre ?
Réserver une démo6. Le renversement : le classement des régions s'est inversé
En classant les régions par nombre absolu de décès en excès, comme le fait Santé publique France dans ses deux bulletins, le podium change entièrement d'une vague à l'autre. Lors de la 1re vague : Île-de-France (1 999), Grand-Est (635), Pays de la Loire (553). Lors de la 2e : Pays de la Loire (236), Auvergne-Rhône-Alpes (163), Bretagne (152). L'Île-de-France, 1re lors de la 1re vague, retombe en 4e position (141 décès en excès, +6,8 %) lors de la 2e. À noter : en excès relatif plutôt qu'en valeur absolue, c'est en réalité les Hauts-de-France qui affichent le taux le plus élevé lors de la 2e vague (+24,7 %), mais sur un seul département (la Somme) et un effectif de décès en excès parmi les plus faibles (24), une nuance que le bulletin officiel souligne lui-même.
Sources : bulletins Santé publique France du 22 juillet et du 19 août 2026 (officiels), tableaux régionaux lus intégralement.
7. Focus EHPAD : la part des décès progresse
Les deux bulletins détaillent aussi la répartition des décès recensés par type de lieu. Lors de la 1re vague, sur 21 674 décès observés, 46 % sont survenus en établissement hospitalier, 34 % à domicile et 16 % en EHPAD/maison de retraite. Lors de la 2e, sur 14 713 décès observés, 51,1 % en établissement hospitalier, 25,9 % à domicile et 18,5 % en EHPAD/maison de retraite. Une précision importante : Santé publique France indique explicitement que son modèle de calcul de l'excès de mortalité n'est pas appliqué par type de lieu de décès. Cette évolution porte donc sur la part des décès recensés, pas sur une mesure de surmortalité propre aux EHPAD. Le bulletin appelle par ailleurs à la prudence sur ces chiffres, une confusion de déclaration entre domicile et EHPAD pouvant subsister.
Sources : bulletins Santé publique France du 22 juillet et du 19 août 2026 (officiels), sections « Descriptif de la mortalité toutes causes... selon le type de lieu de décès ».
8. Le point aveugle : pas de bilan définitif
En additionnant les deux bilans déjà publiés, sur deux périodes officielles distinctes et non chevauchantes (le second bulletin précise explicitement qu'il « complète l'estimation réalisée » par le premier), on obtient au moins 7 007 décès en excès pour les deux premières vagues de l'été 2026. Cette addition est la nôtre : Santé publique France n'a pas publié ce total consolidé. L'agence l'indique elle-même dans sa méthodologie : « L'estimation finale de l'excès de mortalité consolidée sur l'ensemble de l'été et détaillée par vague de chaleur sera présentée dans le bilan estival produit après la période de surveillance, rallongée de la période de consolidation des données de mortalité. » Ce bilan définitif n'était pas encore publié à la date de rédaction de cet article.
Source : Santé publique France, bulletin du 19 août 2026, section Méthodologie (officiel).
9. À retenir
Trois points à garder en tête : la région la plus touchée par la canicule change d'une vague à l'autre, aucune n'étant à l'abri sur la seule base de l'épisode précédent ; la part des décès recensés en EHPAD progresse entre les deux vagues déjà mesurées ; et le bilan définitif de l'été, vague par vague, n'est à ce jour pas encore publié par Santé publique France. Sur notre publication LinkedIn liée à cet article, nous demandons à notre communauté de directeurs et de responsables qualité si leur procédure plan bleu a été réactivée pour chacune des vagues de cet été, ou seulement pour la première.
10. Votre plan bleu, pas seulement dans la région touchée la dernière fois
Le principal enseignement opérationnel de ces deux bilans n'est pas un chiffre en particulier, mais la nécessité de ne pas relâcher la vigilance sur la seule base de la 1re alerte de l'été. Une région épargnée en juin ne le sera pas nécessairement en juillet.
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Questions fréquentes
Combien de décès en excès la 2e canicule de l'été 2026 a-t-elle causés, selon le bilan officiel ?
Au moins 1 243 décès toutes causes en excès (+9,2 %), pour la période du 3 au 22 juillet 2026 dans les 78 départements concernés. Ce chiffre provient du bulletin de Santé publique France publié le 19 août 2026, qui compare 14 713 décès observés à 13 470 décès attendus.
Pourquoi la région la plus touchée a-t-elle changé entre les deux vagues ?
Santé publique France ne donne pas d'explication causale à ce changement dans ses bulletins, qui mesurent seulement l'excès de mortalité par région. Le fait observé : l'Île-de-France, en tête lors de la 1re vague (+81,2 %), retombe 4e lors de la 2e (+6,8 %), tandis que les Pays de la Loire passent de la 3e à la 1re place.
La part des décès en EHPAD a-t-elle vraiment augmenté entre les deux vagues ?
Oui, en proportion des décès recensés : 16 % lors de la 1re vague, 18,5 % lors de la 2e. Santé publique France précise que son modèle de calcul de l'excès de mortalité n'est pas appliqué par lieu de décès : cette évolution concerne la part des décès observés, pas une mesure de surmortalité propre aux EHPAD.
Le bilan de l'été 2026 est-il définitif ?
Non. Chacun des deux bulletins est présenté comme une première estimation non consolidée. Santé publique France l'indique explicitement : le bilan définitif, consolidé et détaillé vague par vague, sera publié après la fin de la période de surveillance, à l'automne.
Combien de décès en excès les deux vagues totalisent-elles au total ?
En additionnant les deux bilans déjà publiés sur des périodes distinctes et non chevauchantes : au moins 7 007 décès en excès. Cette addition est la nôtre : Santé publique France n'a pas publié de total consolidé, et au moins un autre épisode de forte chaleur est survenu depuis, sans bilan de mortalité publié à ce jour.
Sources
- Santé publique France · Canicule et santé, bilan du 22 juillet 2026 (17 juin-2 juillet) (officiel)
- Santé publique France · Canicule et santé, bilan du 19 août 2026 (3-22 juillet) (officiel)
Les deux bulletins ci-dessus ont été lus intégralement le 10 septembre 2026, chiffres et citations vérifiés directement dans les documents officiels. Le total de 7 007 décès en excès est une addition de notre fait à partir des deux bilans officiels, non un chiffre publié tel quel par Santé publique France. Cet article est une mise à jour de notre article du 8 août 2026, Canicule 2026 : le bilan officiel confirme 5 764 décès en excès, qui ne couvrait que le 1er bilan : le cadre a évolué avec la publication du 2e bulletin officiel.
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